Wicca – Imbolc, célébrons la lumière

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Reprenant ma série sur les sabbats wiccan, je vous présente aujourd’hui celui qui approche à grands pas : Imbolc.

Situé à mi-chemin entre le Solstice d’hiver et l’Equinox de printemps, le Sabbat d’Imbolc (prononcé « i-molc », aussi écrit Imbolg) marque le retour tangible de la lumière et la fin proche de l’hiver.
Cette période marque le début d’un changement rapide dans la nature, l’hiver s’apprêtant à laisser place au printemps en l’espace de quelques semaines.
Les thèmes majeurs de cette célébration sont la lumière, le renouveau, le réveil de la nature, la préparation du printemps et la purification.
Imbolc fait parti des quatre festivals du feu celtes avec Samhain, Beltane et Lughnasadh qui célèbrent le cycle des saisons en plus des solstices et des équinoxes.

Dans la cosmologie wiccan ce Sabbat marque l’enfance du jeune Dieu-Soleil né de la Déesse-Mère à Yule, qui possède donc un véritable aspect maternel. Imbolc signifie en gaélique « dans le ventre de la mère » en référence aux premiers agneaux et veaux à naître. Toutefois, ce festival souligne surtout l’aspect Demoiselle de la Déesse – ses autres figures étant la Mère et l’Ancienne. De l’anglais « maiden« , cet archétype associé à la Lune croissante symbolise l’innocence et la liberté de la jeunesse.

Aussi nommé « Le jour de Brigid », ce Sabbat lui est principalement consacré.
Brigid (en Irlande prononcé « Bride ») est une déesse celte de la guérison, de la forge et de la poésie qui est associée au foyer, à la créativité, à l’inspiration, à la chaleur, à la lumière du Soleil, aux puits sacrés et à la fertilité.
Protectrice des femmes, Brigid est souvent représentée sous la forme d’un serpent – un animal symbolisant la Déesse dans de nombreuses cultures qui sort d’hibernation en cette période de l’année – et préside aux accouchements.
Comme souvent dans la mythologie celte, la déesse Brigid est à l’origine une triplicité : c’est-à-dire trois déesses sœurs symbolisant chacune un aspect du feu (celui du foyer, celui de la forge et celui de la transformation).
La croix de Brigid représentant une roue solaire apporte protection (notamment contre les incendies) et chance.

La Grande-Bretagne (Britain) doit son nom à une variante de celui de Brigid, Brigantia – c’est dire son importance ! De même, les mots « bride » (future mariée) et « brigant » viendraient d’elle.
Son culte n’ayant pas pu être éradiqué par la chrétienté en Irlande, la déesse fut assimilée au panthéon catholique sous le nom de sainte Bridget de Kildare (en français sainte Brigitte), emplacement de son ancien temple païen. De très nombreuses déités ont connues le même sort, comme Woden et Barbet du panthéon germanique par exemple (qui sont devenus saint Nicolas et sainte Barbara).
De par l’émigration irlandaise, Brigid a aussi laissée sa marque dans les Caraïbes, se voyant ainsi appeler Madame Brigitte dans la tradition Vodou.

Le festival romain de Februalia honorant la déesse Junon est aussi à l’origine des thèmes d’Imbolc (purification, renouveau et accueil du printemps). Pareillement, Lupercalia (un festival de la fertilité caractérisé par sa licence sexuelle) est à l’origine de la Saint-Valentin.
Imbolc perdure dans le monde moderne aux Etats-Unis par « Le jour de la Marmotte », qui était initialement un hérisson.

Autel :

Concernant la décoration de son autel, on peut choisir de mettre en avant l’aspect hivernal ou alors printanier de cette célébration selon la nature environnante. La météo étant cependant imprévisible en cette période de l’année le mieux reste de représenter les deux.

On peut y placer des graines, des fleurs à bulbes et printanières (perce-neige, crocus, jonquille et camomille), une croix de Brigid, une poupée de Brigid, des représentations de moutons et d’agneaux et de nombreuses bougies.
Les couleurs associées à ce festival sont le jaune, le doré, le blanc (symbolisant les dernières neiges, le lait et la purification), le rouge et le vert pour le feu et la verdure à venir.
Les cristaux et pierres jaunes (comme la citrine et le quartz jaune) et rouges (rubis, grenat et pierre de sang), l’améthyste, l’amétrine, l’onyx et la turquoise sont adaptés à ce Sabbat.

Pour décorer mon autel, j’adore planter des feuilles de laurier séchées dans du sel afin de symboliser les premières pousses dans la neige.
Laissez-vous inspirer par Brigid pour décorer le votre !

Activités :

Ces activités permettent de se mettre dans l’esprit d’Imbolc tout en pratiquant discrètement :
– débuter le nettoyage de printemps, parfait avant un rituel de purification
– fabriquer des bougies
– commencer ses premières plantations si le climat le permet
– débuter de nouveaux projets que l’on souhaite accomplir dans l’année
– faire des crêpes ! celles-ci symbolisent le Soleil et les heures de jour croissantes
– faire preuve de créativité en pratiquant une activité artistique
– tresser une croix de Brigid (beaucoup plus facile avec du raphia qu’avec de la paille, des tutoriels se trouvent facilement en ligne)
– consommer des oignons, des produits laitiers (pour ma part des substituts vegan), des crêpes et des graines.

Mes célébrations :

Tout comme l’an dernier, je vais réaliser un rituel pour célébrer la fin prochaine de l’hiver, je vais accueillir Brigid chez moi sous la forme d’une Bridiog (poupée de Brigid) et consacrer ma croix de Brigid, j’ai aussi prévu un sort de guérison et vais bénir les bougies que j’emplois dans mes travaux. De plus, je vais réaliser une lecture de Tarot centrée sur les thèmes d’Imbolc. En addition, j’aimerai préparer un nouveau rituel de purification spécialement pour ce Sabbat.

Sortilèges :

Imbolc est une période idéale pour pratiquer et établir un lien avec Brigid, inclure plus de bougies dans vos travaux magiques et les bénir, bannir la négativité et ce qui nous empêche de nous épanouir ainsi que réaliser des sorts de purification et protection. S’il neige, cette eau peut être récupérée pour ses fortes propriétés purifiantes. C’est aussi une bonne occasion de rédiger les incantations et invocations pour les rituels et sorts que vous souhaitez réaliser dans les semaines à venir.

Imbolc se célèbre le premier février, les festivités commençant la veille (le premier août dans l’hémisphère sud) ou lorsque le Soleil atteint 15 degrés en Verseau (le trois février cette année) en encore lors de la nouvelle ou pleine Lune la plus proche. J’aime étaler mes pratiques de Sabbats sur deux semaines, ne vous sentez pas obligés de tout faire le même jour.

On peut déterminer si l’hiver va perdurer ou laisser place rapidement au printemps par le temps qu’il fera le jour d’Imbolc : s’il fait beau, La Cailleach (prononcé ka-léa-k), une figure hivernale des mythes celtes incarnant l’aspect Ancienne de la Déesse, sort ramasser du bois pour faire durer le froid. Au contraire, s’il pleut ou si le temps est maussade, elle décide de rester à l’abri et ainsi permet à l’hiver de s’achever vite. Cette prédiction s’est vérifiée ces deux dernières années, à voir ce qu’il en sera pour celle-ci.

Vous pouvez retrouver plus d’information sur ce Sabbat dans les ouvrages « Imbolc: Rituals, Recipes & Lore for Brigid’s Day » (en version française : « Imbolc: Rituels, Recettes et Traditions de la Chandeleur ») et « Candlemas: Feast of Flames ».

Merci de m’avoir lu et bonnes célébrations !

Noël 2017 /

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Presque un an après, voilà une vidéo qui ne devait pas voir le jour. Visuellement moins perfectionnée que ce que j’en attendais et plutôt longue, j’avais abandonné l’idée de la terminer. A l’approche du mois de décembre, le besoin de revenir dessus s’est fait sentir et c’est grâce à cet élan que je vous la présente aujourd’hui. Elle est évidemment passée par divers problèmes d’exportation puis de publication, la bande-son faisant des siennes – la vidéo était prête fin novembre, mais envers et contre tout, la voilà, ce qui est amplement suffisant pour moi. Joyeuses fêtes !

J’essayerais de ne pas me noyer dans les détails, mais simplement de parler de cette saison, et surtout de ce qu’elle représente, pour moi. Outre les considérations chrétiennes qui n’ont, à mon sens, rien à voir avec la véritable fête – n’oublions pas qu’il y a eu des choses avant. En effet, le solstice d’hiver était célébré longtemps avant mais, les chrétiens ne parvenant pas à éradiquer les festivités païennes, ils se les ont approprié afin de les inciter à rejoindre leur culte. L’oubli ou les simplifications quasi systématique de faits historiques et culturels finissant par se montrer gênant, j’avais cette précision à cœur. Voici pourquoi j’aime Noël :

Il s’agit d’une période où l’on se tourne plus volontiers vers les autres, une parenthèse bienvenue dans un quotidien parfois trop ego-centré ou solitaire.
Oui, il ne faudrait pas attendre les premiers flocons pour faire preuve de solidarité ou d’abnégation, mais pourquoi ne pas sourire quand c’est fait ?
Il y a aussi une certaine joie de vivre, comme si, à une période donnée, enfin, il nous était possible de se rendre compte et de fêter ce que l’on a et surtout de se rendre compte de ce que l’on veut. La réflexion qui peut avoir commencé à Halloween se poursuit, prend du sens. Il est temps de chercher des mises en applications, de penser à soi, avec bienveillance. Il ne s’agit pas de n’être centré que sur soi, mais plutôt de se considérer avec autant de chaleur et d’intérêt que ce que l’on offre aux autres.
C’est un moment où le plus important est d’essayer : de faire plaisir aux autres, de les surprendre, et même de mieux s’occuper de soi.
Le pardon et l’affection (familiale, amicale ou amoureuse) sont aussi plus simples à montrer et à offrir, sans compter que l’on peut enfin se mettre devant la télévision sans – trop – culpabiliser, ce qui encourage des pauses, des moments de détente et de lâcher-prises bien mérités.

A côté de ça, il y a, bien évidemment, la musique. Presque indissociable de l’événement, elle encourage à chanter, fait sourire et danser, décomplexe et fait rire. Si vous voulez mon avis, il n’y a rien de mieux pour oublier une journée chargée, se délasser ou même se dépenser qu’en écoutant du Michael Bublé, son CD de Noël se faisant entendre tous les ans à la maison – comme ailleurs.
Les rues et maisons sont plus belles, l’atmosphère devient festive. Il y a des couleurs, des lumières, autant de raisons de s’émerveiller et de sourire. Je trouve un certain rythme, presque un pouls à la période. Que l’on décide de courir ou de prendre son temps, il y a un côté indéniablement humain et joyeux à la période.
Entourez-vous de ceux que vous appréciez, mangez ce qui vous fait envie, apprenez à vous écouter et surtout, regardez autour de vous. Le monde est plein de surprises, d’opportunités, et même de jolis coïncidences qui ne sont que pour vous.

Ecouter de la musique, prendre des chocolats chauds, profiter de la saison pour innocemment doubler la dose de cannelle que j’y verse, fredonner des chansons de Noël, décorer, créer et essayer d’accorder du temps à ma famille comme à moi-même feront donc parti de mes occupations, cette année.
Je vous souhaite bien évidemment de trouver ce qui vous plaît et de le faire ; la vie mérite d’être bien vécue, avec le moins de regrets possible.

La vidéo a finalement moins à voir avec l’article – ce n’est pas ce sur quoi je me dirigeais initialement – mais je n’ai rien contre. A vrai dire, les petits DIY exposés peuvent se comprendre à l’image, quand la grande partie des images est à relier à l’atmosphère et au décor de l’an passé.

J’espère que cet article aura su vous inspirer, n’oubliez pas de faire ce que vous aimez !

Witch Casket – décembre 2017

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Après près d’un an je publie enfin ma revue de la dernière box Witch Casket que j’ai reçue. Il est donc question de celle de décembre passé ayant pour objectif de préparer la nouvelle année en laissant derrière ce qu’on ne veux pas y amener.
Comme toujours je vous dévoile le contenu de la box en vidéo avec d’en parler et de détailler mes impressions.

Cette box datant maintenant je ne vais pas trop m’étendre sur les descriptions. J’y ai retrouvé :

– un paquet de feuilles de thé « Chai of Madagascar« , un mélange épicé délicieux (il m’en reste encore un peu d’ailleurs !. Witch Casket ne m’a jamais déçu concernant les boissons incluses, qui ont toujours été excellentes. L’emballage a changé : il est en plastique gris assortit aux teintes de cette box au lieu du papier kraft des box précédentes, ce qui était plus écologique.
– un paquet d’encens « Black coconut » contenant une bonne vingtaine de bâtons plus longs que la moyenne et délicatement parfumés à la noix de coco – une odeur que j’adore. La noix de coco correspondant à la Lune cela en fait en encens adapté aux rituels de nouvelle Lune.
– une bougie de bonne taille à la vanille, une addition très pertinente pour une box de décembre. L’odeur, bien que chimique, est agréable – le seul bémol est que la bougie étant assez large elle ne brûle pas totalement ce qui fini par gâcher pas mal de cire. Une nouvelle fois j’aurais préféré une cire végétale à de la paraffine.
– on y trouve ensuite un « biscuit de l’infortune », une amusante parodie des fameux biscuits de la fortune asiatiques, provenant de la marque Pechkeks. J’adore le fait que la recette soit vegan, ce qui reste rare pour des biscuits. J’ai trouvé cette addition très originale et amusante.
– comme toujours on trouve un imprimé d’art en format A5, une nouvelle fois de Novilunium Eyes. Je trouve dommage que la box ne mette pas en avant d’autres artistes mais j’apprécie ce dessin inspiré par la divination.
– après quoi vient un magnet pour réfrigérateur – un ajout qui ne me fais pas rêver mais reste pratique.
– deux bougies noires et des instructions pour réaliser un rituel de bannissement simple, une bonne façon de finir l’année à la porté des débutants en sorcellerie.
– une pierre roulée d’agate zèbre, associée à la protection, à l’optimisme et à la spontanéité. Elle permet aussi de mettre de l’ordre dans sa vie.
– un pendule en œil de tigre ainsi qu’une nappe de pendule imprimée de quelques réponses – un moyen de divination que j’apprécie.
– une feuille effet parchemin expliquant l’utilisation du pendule.
– un calendrier 2018 parcouru de citations amusantes sur le thème de la sorcellerie moderne.
– et pour finir un badge Witch Casket de Curiology représentant un pentagramme.

Cette box de décembre a été ma dernière. J’ai une nouvelle fois trouvé son style trop alternatif et gothique au détriment de l’aspect occulte et spirituel, ce qui m’a finalement poussé à arrêter mon abonnement. J’ai trouvé dommage que le sabbat de Yule – le solstice d’hiver – ai été totalement ignoré par Witch Casket, je m’attendais au moins a un peu de houx.

Concernant la vidéo, j’ai filmé différemment cette box ; cette fois je montre directement les articles sans les sortir de la boîte – préférez-vous ce format ou le précédent ?
Aussi, prenons un instant pour apprécier cette magnifique reprise acoustique de « War Pigs » – une de mes chansons préférées – par ???

Cet article boucle donc ma série Witch Casket, que pensez-vous de cette box et la recevez-vous ?

Merci de m’avoir lu et bientôt en espérant réussir à rattraper notre retard avec les box White Witch plus rapidement !

Wicca – Samhain, aux origines d’Halloween

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Me revoilà pour mon second article de ma nouvelle série wiccan ! Aujourd’hui je vous parle du Sabbat de Samhain, le nouvel an celte à l’origine des célébrations d’Halloween.

Tout d’abord, qu’est-ce que la Wicca ? Il s’agit d’une spiritualité pré-chrétienne centrée autours de la nature et de ses cycles. Les wiccan célèbrent les Esbats, nouvelles et pleines Lune, ainsi que les huit Sabbats, des festivals saisonniers.

Samhain :

Samhain (prononcé so-ine), devenu Halloween au fil des siècles, est le dernier des Sabbats et marque le nouvel an wiccan.
D’origine celte, ce festival marque le début de l’hiver et des premières gelés ainsi que les dernières récoltes de l’année. Il est temps d’honorer ses ancêtres et les êtres chers décédés ces douze derniers mois, le voile entre les mondes étant au plus fin – ce qui fait de Samhain une période très propice à la divination.

Les célébrations d’Halloween, qui bien que déclinantes en France, sont totalement empreintes de leurs origines celtes : les Jack-o’-lanterns – d’abord des navets ou betteraves puis des citrouilles – permettent de montrer le chemin de la maison aux êtres chers et ancêtres tout en effrayant les esprits malveillants. A l’origine les déguisements portés la nuit de Samhain avaient pour objectif d’effrayer les fées souvent malintentionnées ; on peut maintenant les porter pour symboliser ce que l’on voudrait accomplir dans l’année que ce soit dans notre pratique ou vie personnelle.

Mon autel :

Un autel wiccan est un espace dédié à la pratique et à la spiritualité dans lequel nous nous connectons aux saisons et aux déités. La nature changeant au cours de l’année, l’autel se transforme Sabbat après Sabbat.

Il s’agit de mon premier autel de Samhain, ayant commencé à en établir un à Yule de l’an dernier après un an de pratique. On y retrouve diverses correspondances et symboles du Sabbats :

– Bougies : on y retrouve les couleurs associées à Halloween, noir et orange, ainsi que du gris, du brun et du violet. Elles sont principalement associées à la protection en plus de refléter les teintes de la nature automnale. Le violet, couleur la plus spirituelle, permet de lever le voile entre les mondes afin de se contacter aux êtres chers.

– Cristaux : il s’agit surtout de pierres associées au bannissement et à la protection comme l’ambre, le grenat, la tourmaline noire, le quartz fumé et l’obsidienne.

– Symboles : sans surprise, crânes et citrouilles sont au rendez-vous. J’y ai aussi mis quelques hiboux, une clef et une plume noire – des symboles de Déesses associées au festival (comme Morrighan, Cerridwen, Hécate, Perséphone et bien d’autres).

Samhain étant le troisième festival des récoltes, j’y ai inclus beaucoup d’éléments naturels comme l’écorce de bouleau (un arbre associé à la Déesse et au monde souterrain), les galets et pierres, la châtaigne, la feuille et l’étoile de badiane.
On y trouve aussi quelques objets anciens trouvés en brocante, liés aux thème du renouveau et, le plus important pour ce Sabbat : honorer les ancêtres.

Activités :

La divination est une activité typique de Samhain – surtout celle consistant à observer une surface comme un miroir noir ou une boule de cristal jusqu’à y voir des images et symboles à interpréter (scrying en anglais) – alors n’hésitez pas à sortir vos oracles, cartes de Tarot, pendules, runes ou encore bâtons d’Ogham ! Il existe de nombreuses techniques ancestrales associées à cette période de l’année, principalement concernant les affaires de cœur. Pour découvrir votre futur conjoint jetez une longue pelure de fruit – traditionnellement de pomme – et son initiale se formera.
Niveau magie et sorcellerie, c’est la période idéale pour réaliser des sorts de protection, des bannissements, d’amour, de prospérité avant l’arrivée des fêtes de fin d’année et d’honorer les morts.
Samhain étant le nouvel an des wiccans, il est temps de planifier l’année à venir, définir ses objectifs et faire le bilan sur sa pratique.

Pour célébrer Samhain je vais prévoir la nouvelle année en tirant une carte de Tarot par mois à venir et plus d’autres divinations. Je prévois d’honorer mes ancêtres et les êtres aimés décédés récemment et de déterminer mes vœux et intentions cette pleine Lune.
En plus de mon autel j’ai décoré ma chambre et j’espère arriver à sculpter quelques citrouilles. C’est maintenant une tradition de se déguiser et de célébrer le soir d’Halloween chez moi ou des amis – le festival s’étendant de la pleine Lune la plus proche à mi-novembre, vous êtes libre de faire un marathon de films d’horreurs et de profiter de bonbons le 31. Samhain, bien que solennel, est aussi une affirmation de la vie et un appel à profiter de chaque instant.

Samhain est traditionnellement célébré la nuit du 31 octobre ou lors de la pleine Lune la plus proche, lors des premières gelés ou encore lorsque le Soleil atteint 15 degrés en scorpion – en général de mi-octobre à mi-novembre.

Retrouvez plus sur ce Sabbat dans le livre de Diana Rajchel « Samhain« , traduit par Danaé de Alliance Magique pour les non-anglophones.

Merci de m’avoir lu et à bientôt !

Revue – le henné « noir ébène » de Aroma-Zone part. 1

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Après quelques mois de hennés neutres j’ai finalement testé la nouvelle gamme de colorations végétales vendues depuis peu sur Aroma-Zone, un site d’ingrédients cosmétiques naturels. Voulant foncer mes cheveux j’ai opté pour la teinte la plus sombre : « Noir Ébène ».

Il s’agit d’une coloration végétale 100% naturelle et certifiée issue de l’agriculture biologique sous la forme de poudre de plantes, notamment de henné. Ne vous laissez pas avoir par la mauvaise réputation du henné, chez les coiffeurs en particulier, choisi totalement naturel il permet de soigner, d’épaissir et de protéger les cheveux tout en les colorant. Depuis que je suis passée au naturel et ai commencé le henné en février, l’état de mes cheveux s’est drastiquement amélioré.

On retrouve dans la boîte en carton vendue 6€90 quatre paquets de 50 grammes de henné chacun, une paire de gants en plastique vraiment très très grands et une charlotte en tissu fin assez fragile mais bienvenue, l’indigo supportant mal d’être emballé avec du plastique – une combinaison causant des maux de tête.


Mes cheveux avant mon premier henné noir.

Premier henné noir – mon dix-septième henné au total :

J’ai déposé dans un bol un des quatre sachets de henné noir, 25 grammes de poudre de katam (afin de neutraliser mes reflets auburn), trois cuillères de spiruline, deux cuillères de lait de coco en poudre, deux aussi de bhringaraj, quinze gouttes de protéines de riz, deux d’huile essentielle de romarin. J’ai ensuite ajouté dix grammes de glycérine végétale, un filet d’huile d’argan et trois pompes de gel d’aloe vera. J’ai obtenu une pâte en rajoutant de l’eau chaude, la texture restant toutefois très épaisse (serait-ce dû à l’indigo ?). J’ai fini par appliquer le tout – non sans chute, pensez à nettoyer le plus vite possible les tâches sur les vêtements et meubles, qui peuvent bien devenir permanentes.
J’ai laissé poser le henné deux heures, l’indigo ne colorant plus au-delà de ce laps de temps. L’étape du rinçage a été plus compliquée qu’avec mes hennés neutres précédant, il faut s’armer de beaucoup de patience et rester méthodique pour y venir à bout. Niveau shampoing et soins, j’ai utilisé le même procédé que dans mes articles précédents.

Résultat : mes cheveux sont devenus châtain foncés et les reflets cuivrés ont presque disparu. Certaines mèches n’ont pas été recouvertes par le henné, la texture étant difficile à étaler. La couleur noire s’est intensifiée les jours suivants. Je m’attendais à plus foncé mais je suis tout de même satisfaite ; seul bémol, mes cheveux sont très secs.

Second henné noir – mon dix-huitième au total :

J’ai préparé le henné de la même façon sauf que j’y ai mis dix pompes d’aloe vera au lieu de trois et une bonne rasade de sirop d’agave, un hydratant. La texture se desséchait à nouveau très vite alors j’ai rajouté de l’eau plusieurs fois entre quelques courtes pauses, ce qui l’a vraiment amélioré. L’application a été beaucoup moins chaotique ; j’ai a nouveau laissé poser deux heures avant de passer au rinçage et au shampoing/soins.

Cette fois-ci mes cheveux sont bruns à bruns foncé ! Le problème de texture étant maintenant résolu la couleur est uniforme, pleine de reflets et de profondeur – au contraire des colorations chimiques. L’ajout de plus de gel d’aloe vera, de sirop d’agave et de protéines de riz dans le shampoing a beaucoup plût à mes cheveux qui sont doux et brillants.

La gamme comporte huit couleurs allant du blond au noir en passant par différentes teintes de marron et d’auburn. Je dois dire que brun-grenat me plaît beaucoup, j’hésite à le tester vers la fin de l’année. Vous pouvez les trouver ici.
J’apprécie le fait que les paquets soient généreux – souvent plus proches de 60 grammes que de 50 – toutefois j’aurais préféré en grand paquet réutilisable au lieu des quatre proposé dans un souci de réduire ma production de déchets.

Voilà pour la première partie de ma revue sur le henné « Noir Ébène » de Aroma-Zone, je vous retrouverais prochainement pour vous faire part du résultat de mes deux prochaines colorations.

Vous pouvez retrouver mon précédent article sur le henné et les soins naturels ici.

Que pensez-vous des colorations végétale et êtes-vous aussi adepte du henné ? N’hésitez-pas à me partager vos astuces et conseils !

Wicca – une amulette italienne, la cimaruta

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Cet article marque le début de ma série spirituelle centrée autours du néo-paganisme et de la sorcellerie. Etant wiccan depuis quelques années j’ai envie de vous partager mon mode de vie, ma pratique et ma passion. On commence aujourd’hui avec une amulette que vous avez peut-être croisée lors d’un voyage en Italie ou dans un musée.

La cimaruta (prononcé « tchimarouta », cimarute au pluriel), un mot signifiant « brin de rue », est un charme du folklore italien traditionnellement porté autour du cou pour éloigner le mauvais œil. Cela en fait ainsi une amulette vu qu’elle permet d’éloigner et de protéger, à ne pas confondre avec un talisman qui au contraire attire des effets désirés – comme la prospérité, le bonheur… La cimaruta en elle-même est composée de différents symboles attachés à une branche de rue, plante médicinale populaire au Moyen Age utilisée en Italie que ce soi en cuisine ou en sorcellerie.

La rue (ruta graveolens) est considérée comme un purifiant très agressif, capable de détruire la malchance. Souvent appelée rue fétide de par son odeur, elle permet de tenir à distance les animaux pouvant détériorer votre jardin. Elle est toutefois fortement déconseillée aux femmes et totalement interdite aux femmes enceintes et allaitantes et cela même en fumigation de par ses propriétés abortives. Elle correspond sans surprise au feu et à la planète Saturne.

Les symboles attachés aux brins diffèrent d’une région à l’autre mais on y retrouve fréquemment une fleur de verveine, un croissant de Lune et une clef correspondants aux déesses lunaires Diane, Aradia et Hécate. Le lien entre sorcellerie italienne et le culte de ses divinités explique pourquoi les cimarute sont souvent en argent, métal associé à la Lune.

Les cimarute sont notamment portées par les sorcières et sorciers traditionnels italiens, une tradition découlant de l’oeuvre de Charles Leland « Aradia or the Gospel of the Witches », pour reconnaître les individus partageant leurs pratiques – de même que les pentacles pour les wiccans.

Déjà portées dans la Rome antique, l’origine de la cimaruta reste sujette à débat mais est supposée étrusque.

J’ai recherché pendant quelques mois une cimaruta me plaisant, cependant les modèles neufs étaient de mauvaise qualité et les vintage hors de prix mais sublimes. En arpentant une nouvelle fois le web j’ai finalement trouvé un modèle magnifique récemment proposé par DragonscaleJewelry sur Etsy – une boutique que j’affectionne beaucoup, y ayant déjà commandé deux pendentifs.
J’ai choisis la version en bronze, mon métal préféré (étant un alliage de fer et de cuivre il est associé à la protection et à l’amour) – comme on peut s’y attendre celle en argent est bien plus chère. Comptez 18€04 pour la cimaruta en bronze et 58€63 pour l’argent auxquels il faut ajouter 12€63 de frais de port – outch !
Le pendentif est grand sans être énorme, je dois dire que j’adore les bijoux clinquants ! Les détails sont très soignés et beaux, on voit tout de suite qu’il s’agit d’un objet de grande qualité – un bel investissement en soit. J’aimerais développer un rituel pour la consacrer, il me reste encore à rédiger une incantation qui me plaise.

Vous pouvez retrouver plus d’informations sur les cimarute et la tradition italienne dans les livres de Raven Grimassi, en particulier « The Cimaruta: And Other Magical Charms From Old Italy » et « Italian Witchcraft: The Old Religion of Southern Europe ».

Merci d’avoir lu ce premier article de ma série wiccan et à bientôt !

Pourquoi les préquels Star Wars sont loin d’être aussi mauvais qu’on a pu le prétendre

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Je sais que de nombreuses personnes ne les supportent pas, mais il s’agit des Star Wars de mon enfance, qui passaient fréquemment à la télé. J’ai même encore un souvenir assez clair d’un visionnage en famille, un samedi, où des gaufres maisons ont plus tard fait leur apparition. Alors oui, ils ont des défauts, comme, malheureusement, la plupart des choses qui touchent à l’humain, et même le reste de la saga, mais certaines critiques ont été bien trop loin.
Dans un premier temps, tout ce qui touche aux acteurs et à leurs prestations… Il y a des choses qui ne se font pas, et plusieurs personnes se sont retrouvées gravement affectées. Ce qui, étrangement, n’est pas sans me rappeler l’harcèlement subit par l’actrice Kelly Marie Tran, qui joue Rose dans la dernière trilogie. Un comportement inadmissible renforcé par le fait qu’il s’agit du domaine du travail. Agresse-t-on un le responsable de l’aménagement d’une galerie d’art ? Va-t-on faire savoir à un chef cuisinier que l’on n’a pas apprécié son plat ? Non. On a plutôt tendance à nous apprendre à partir en silence, à ensuite transmettre nos ressentis via des applications ou bien en en parlant avec d’autres, mais le point est là : il n’y a pas, de doit pas avoir de confrontation. Pour ce qui est des préquels, les acteurs ont été dirigés, on a voulu que leur prestation soit telle que nous la voyons. George Lucas les a fait travailler dans ce sens. Si, de nos jours, certains acteurs et actrices sont de plus en plus épatants, et ce dès l’enfance, par exemple, tant mieux. Ce n’est pas un argument pour, rétrospectivement, cracher sur ce qui a déjà été fait.
Ceci étant dit, je le répète, j’aime les préquels. Peut-être moins le premier, oui, même s’il conserve un certain charme, que je n’ai pu qu’hériter de l’engouement de mon père, lors de la course de pod, avec, aussi, l’angoisse et l’excitation des premiers visionnages. Star Wars a toujours ce quelque chose de magique, d’inconnu et de lointain, de nouveau qui fascine. Il s’agit d’une des raisons pour laquelle cette saga me tient autant à cœur, fait parti des éléments que je veux transmettre.
Nous voilà donc près pour entrer dans le vif du sujet, ma réflexion étant comme toujours découpée par idées.

Pour commencer, les préquels peuvent se targuer de meilleurs effets spéciaux que les trois films précédents. Ce n’est peut-être pas grand-chose mais, jeune, ça pouvait faire toute la différence. Les scènes sur Mustafar, par exemple, sont très bien réalisées, mieux que le ver de la « This is no cave » scene. Les images ne sont pas toujours parfaites, oui, il y a quelques effets de 3D encore aléatoires, oui, mais il y a prise de risque, et un élargissement de cet univers qui avait auparavant tant fait rêver.
Après avoir présenté une galaxie pendant une dictature, montrer la chute de la République et le glissement vers l’autoritarisme permet de rendre plus importants encore les enjeux de la trilogie originelle. Nous voyons plus d’humain, ce qui justifie le combat de la rébellion, pour la liberté et une vie plus juste. De la même façon, les préquels permettent de mettre en avant les limites d’un certain type de régime, de dénoncer la corruption et la manipulation des masses, enfin, de mettre l’accent sur l’après : il ne suffit pas de revenir au modèle antérieur, qui a échoué, mais de créer autre chose. La république est une belle idée, encore faut-il savoir et pouvoir la mettre en place – et la maintenir. Le côté politique de cette trilogie étant un grand atout.
Outre le fait de nous offrir une vision globale de la vie de « l’avant », nous avons accès à l’Ordre Jedi et à son organisation. Toutes les phases de la vie de ces chevaliers nous sont en effet montrées, et, pour la première fois, nous entendons pour de bon parler des Siths, des midichloriens et des principes théoriques de la Force. Car oui, quoi qu’on veuille en dire, l’entraînement accéléré de Luke n’est pas suffisant pour montrer ce qu’est, ou ce qu’a pu être, un Jedi – ou comment sont formés ces derniers.
Un autre point, et non des moindres : les combats ! Si Star Wars avait pu habituer à des moments pour le moins intenses, le nombre de scènes de combats au sabre sont ici démultipliées, ces dernières allant jusqu’à développer des techniques de combat en bonne et du forme. Les chorégraphies sont de plus acrobatiques – avec des sauts, et offrent de très belles séquences, Mustafar en faisant indéniablement parti. Le combat Yoda – Sidious est lui aussi un moment phare, où on nous offre de belles images, dans un sénat vide. Les Jedi étant, du moins au début, nombreux et actifs, une grande diversité de personnage est survolée, permettant de véritables scènes de guerre. C’est un des gros points forts de cette trilogie, qui nous offre l’envers du décor. Après avoir entendu, de façon assez floue, parler des Jedi et de la Force, on nous initie enfin aux vrais concepts, nous en mettant plein la vue et nous donnant bien plus de matière de manière générale.

Toutes ces scènes participent à la mise en place et à la perpétration de thèmes chers à Georges Lucas. Avec les préquels, il devient évident que les statuts sociaux, que les noms et les héritages ont ici une importance toute particulière. Les déséquilibre, dans les couples, semblent aussi l’intéresser tout particulièrement : Han, un simple contrebandier, avec une véritable princesse, quand Anakin, né esclave, se marie avec une reine.
Il en va de plus ainsi, avec l’importance accordée à l’amour, à l’humain – ce qui met en avant, d’une certaine façon, les limites des codes Jedi – et à la filiation. Nous passons aussi du fameux « No, I am your father » à Anakin, ce père qui, lui, n’en a pas. En y regardant d’un peu plus très, plusieurs notions ou idées, en supprimant les préquels, n’existeraient pas, ou ne seraient pas autant mises en avant.
De la même façon, le fait que la plupart des spectateurs étaient conscients du destin qui attendant Anakin est un puissant ressort tragique : nous le voyons se battre, essayer de rester sur le « droit chemin » quand il est tenté et victime d’une sorte de fatalité, d’un destin qui l’écrase et le conduit inéluctablement à désobéir à l’ordre de Mace Windu. Or, nous savons. Son destin est déjà scellé avant même que le premier film ne commence. Il est question d’ironie dramatique, qui donne bien plus de puissance à ces pensées et actes. Ainsi, ses fameuses larmes n’en sont que plus douloureuses. C’est un homme perdu et torturé, contraint à se cacher et à l’illégalité, arraché enfant à sa mère pour suivre un enseignement contraignant et bouleversant toutes ses possibilités, sans l’avoir vraiment choisi. Déjà, quand il est présenté au Conseil Jedi, le voilà regardé de haut, refusé, sans qu’il ne comprenne pourquoi, alors qu’on l’a déjà présenté comme l’élu. L’hostilité quasi immédiate et croissante de Mace Windu, à son égard, n’est qu’un des phénomènes qui n’a que pu accumuler les ressentiments du, alors, jeune homme. Ce jeu sur les temps, cette presque théâtralité dans les révélations, les jeux d’acteurs et les vêtements a tout à fait quelque chose du mythe, comme on l’entend en Grèce antique.
Les préquels se veulent ainsi regrouper les références, ingérer plus de notions pour créer quelque chose d’encore plus grand, pour nourrir la création originale. Les différentes tenues des reines de Naboo, dont Padmé, collent ainsi parfaitement avec cette volonté. Il y a une grande recherche, des reprises de cultures très différentes, avec des techniques, et même des étoffes précieuses et d’époques, ce qui produit quelque chose de justement hors du temps, qui nous est étranger mais en même temps familier, qui ne se place ni dans notre passé ni dans une galaxie futuriste, dans un ailleurs éloigné et révolu – encore une fois, celui du mythe, avec ces cycles, ces thèmes récurrents et parallèles.
Pour rester dans des thèmes de cet acabit : parlons d’Anidala ! Un autre couple qui a pu poser problème, bien qu’il soit, lui, très rapidement mi en avant. Sans les préquels, pas de séquels, ou du moins, pas ceux que nous connaissons. Ils forment les étapes nécessaires à l’issue que nous attendons encore avec impatience. Donc, une histoire d’amour qui éclot jeune, mais contrariée. Nous avons d’un côté une jeune reine, avec tout ce que cela peut impliquer et de l’autre, un jeune homme, sans véritable statut social, encore en « apprentissage ». Malgré ces différences, l’amour l’emporte et, évidemment, tout fini mal. Ce n’est, rassurez-vous, pas une question de façon de penser, de pessimisme ou que sais-je, mais bien une lecture théâtrale : il ne serait pas de bon goût d’oublier que nous sommes dans le cadre d’une tragédie. Leur amour était pour ainsi dire maudit dès le début, ne pouvait s’épanouir que pour être brutalement compromit. Et quoi de pire que la plus ou moins mort des deux amants ? Padmé meurt, inconsciemment accompagnée d’un Anakin agonisant, sérieusement amputé et endommagé. La saga ne se termine toutefois pas sur la mort de l’élu, mais sur sa renaissance, le début d’une nouvelle vie, où il embrasse totalement son nouveau titre, un nouveau physique accompagnant le nom récemment donné. Au moyen d’une table d’opération possédant un petit côté à la Frankenstein, la « créature » se dresse, plus robot qu’homme, cette fois. Bon, je m’égare dans les références, mais le message devrait être passé. Les préquels sont riches de messages, possèdent aussi un champ d’interprétation vaste – que ce soit en terme de références historiques, des critiques, d’un point de vue cinématographique, littéraire, etc. Pour revenir rapidement sur cette parenthèse qui n’en est plus une : les trois trilogies présentes un couple qui n’allait tout d’abord pas forcément de soi, avec un déséquilibre social entre les deux protagonistes, une différence d’âge plus ou moins négligeable, des conflits (d’intérêts ou bien des points de vues différents), des femmes fortes mais qui n’en restent pas moins bienveillantes ou douces quand le besoin s’en fait sentir, une tension entre politique et combat (bien souvent avec une ambivalence du côté « féminin »), avec des personnages masculins en proie avec leurs émotions, ayant plus ou moins de difficultés à être en phase avec. Ajoutons un soupçon de destiné, d’attente, une hérédité écrasante (par son importance ou au contraire son inexistence) et nous pouvons reconnaître, sans trop de difficultés, les duos amoureux principaux des trois trilogies.
L’existence des préquels permet même des petits bouleversements : le côté politique passe de Padmé à Leïa… A Ben, quand, dans un mouvement similaire, nous passons, chez les Jedi, d’Anakin à Luke… à Rey. Les trois trilogies, bientôt dans leur entièreté, partagent et dérivent donc tout ces thèmes – et bien d’autres.

M’étant appesantie sur ce qui confère de la grandeur et de l’importance aux préquels d’un point de vue disons, plus global, et peut-être, du point de vue de la culture, me voilà obligée à passer justement à un autre point. Ou ce qui rend les préquels cultes et attachants.
Il y a des éléments rien que pour lesquels leur visionnage n’est pas conseillé mais exigé. Le fameux « Hello there », par exemple, n’est qu’un des nombreux moments cultes d’Obi-Wan. Son « So uncivilized » fait lui aussi parti des répliques que l’on connait, qui marquent. La prestation – et la présence – d’Ewan McGregor, à elles seules, peuvent ainsi justifier une partie de mon amour de cette trilogie ! Ses interactions avec Qui-Gon puis avec Anakin sont un bonheur à voir. La foi qu’il a envers son maître, puis son affection pour son apprenti est touchante, ce qui est d’autant plus affreux que l’on connait leur combat final, dans A New Hope.
Concernant les autres personnages importants, nous découvrons Jango, et Boba. La jeunesse de ce dernier est intéressante et pose de bonnes bases pour développer un personnage qui n’avait alors que trop peu de temps d’écran. Yoda gagne ainsi en caractérisation, et on nous offre le fameux Mace Windu, joué par Samuel L. Jackson, pour lequel on invente une nouvelle couleur de sabre-laser, et une technique de combat / mentalité associée.
Une autre création… Et pas des moindres : Jar Jar. S’il symbolise, pour certains, l’échec des préquels, je trouve au contraire son cas tout à fait intéressant. Présenté, au début, comme une personne maladroite et évitée, sinon détestée, on aurait souhaité nous le faire aimer. Pourquoi ? Pour le révéler comme grand méchant. Oui oui, comme le véritable Sith, le maître derrière Darth Sidious. Bon. On ne va pas se mentir, la chose n’a pas été jusqu’au bout – et c’est bien dommage. Toujours est-il qu’on y a pensé, et que c’est ce qui était alors prévu. C’a aurait été un très bon retournement de situation – et je persiste à lire ses actions comme planifiées et véritablement et intentionnellement mauvaises. Voir ses interactions avec les autres comme perfides et manipulatrices aide à supporter les pitreries du personnage. Malgré tout ce qu’il peut avoir d’excessif, il reste une figure phare du premier film, se faisant ensuite plus discret. La saga étant pensée, la plupart du temps, pour les enfants, je comprends les choix effectués, et trouve la haine à l’encontre du personnage exagérée. Mon père, par exemple, l’adore. Quant à moi, je le trouve, dans ses imperfections, réaliste. Sa réaction, sous l’eau ? Je suis à peu près certaine qu’en dehors d’une bonne dose d’adrénaline, ce serait ma façon de gérer les événements. Oui, ce n’est pas bien efficace, mais la panique peut être de mise, quand des créatures marines vous pourchassent et, ce faisant, s’entre-dévorent successivement. C’est, entre autre, pour cela qu’il parvient, finalement, à me faire sourire.

Passons maintenant, non pas à des personnages, mais à des scènes, tout aussi importantes et connues. Avec The Phantom Menace, vient le combat final entre Qui-Gon, Obi-Wan et Darth Maul, qui est génial. C‘est quand les portes s’ouvrent et qu’il apparaît, encapuchonné, allumant une par une les lames de son sabre, que l’on sait que nous sommes bien dans Star Wars – et un bon, ou en tout cas une bonne fin.
Dans Attack of the Clones, la scène de l’arène est un passage que j’ai toujours beaucoup de plaisir à revoir. Dynamique, avec de l’action, de l’humour et, comme bien souvent, un sous-ton politique, je trouve la scène très bien réalisée, mettant en avant d’autres facettes des personnages. Nous avons déjà de nombreux combats, un bon traumatisme pour Boba, et un C-3PO bien embêté. Comme sa fille, plus tard, Padmé ne se laisse pas sauver et prend en main son destin. Reine, politicienne, elle s’arme et défend sa vie comme celle des autres, une notion qu’il est toujours bon d’appuyer, quand elle se montre moins active dans Revenge of the Sith. C’est en mélangeant son côté guerrière, une concentration froide et des parures colorées que je l’imagine, conservant une des images de The Phantom Menace, avec son maquillage blanc et ses cheveux en un épais croissant de lune, le visage encadré d’une parure rouge et dorée.
Un autre élément clef – et culte : Order 66 ! Les préquels sont parfaitement justifiés pour cette scène. La fin du troisième film (et même ce dernier en tant que tel) est très réussie. La progression dramatique est belle, tout comme, bien sûr, les musiques qui accompagnent cette deuxième trilogie. C’est d’ailleurs un gros point fort, même si je n’en avais pour l’heure pas parlé. Et le thème lié à cette scène est tout particulièrement intense, bien réalisé et ô combien iconique. Le petit éclat doré de ses yeux, la capuche, et les scènes qui suivent… Très puissantes, notamment le passage avec les younglings, qui me fait toujours un peu frissonner.

Cet article se veut bien sûr non exhaustif et je suis certaine qu’avec quelques recherches supplémentaires ou même plus d’attention, il serait possible de retrouver bien d’autres images ou thèmes, ce qui ne manque pas d’intérêt ; il est toutefois contre-productif de réduire les préquels à un enchevêtrement de références, le rendu est bien plus complexe, et appartient totalement à l’univers de Star Wars, qu’il enrichit considérablement. Apprécier cette trilogie est donc plus que faisable : il suffit de savoir apprécier ce que l’on a, se laisser porter par de belles images – dont de nouvelles planètes qui changent radicalement avec ce à quoi nous avions jusqu’alors eu droit – avec, en prime, une bonne intrigue politique.

J’espère que ma pensée n’aura pas été trop brouillonne et vous aura, peut-être, fait repenser aux bons côtés des préquels qui sont, comme je l’ai dit, nombreux !

Star wars – Revue de la novélisation adulte de The Force Awakens

A

Me voilà pour mon huitième article Star Wars, en autant de mois ! Toujours dans l’optique de proposer du contenu varié et intéressant sur le sujet, je me suis, ce mois-ci, décidée pour une revue de la novélisation adulte (en version originale) de The Force Awakens. Je possédais le livre depuis plusieurs mois déjà mais, la vie n’aidant pas, je ne parvenais pas à trouver le temps de me poser pour le lire – pour ceux qui se posent la question, oui, je lis aussi plusieurs livres à la fois, ce qui n’aide pas. Ecrit par Alan Dean Foster, un auteur reconnu américain, notamment pour ses novélisations des trois premiers films Alien. Quelques informations supplémentaires avant de commencer : les livres sont connus pour contenir des scènes coupés et, évidemment, plus de détails et d’informations, sur les situations comme sur les pensées et ressentis des personnages. Pour ce livre-là, cependant, la communication entre les équipes du film et l’écrivain n’a pas été au rendez-vous. Ce qui n’empêche pas ce livre d’être intéressant et plutôt bon. Certaines directions et conseils auraient très certainement pus améliorer le tout, oui, mais le résultat n’est pas non plus mauvais. Attention si vous comptez le lire ou n’avez pas encore vu les films, sait-on jamais, je compte citer, traduire et partager certaines informations et scènes.

Je n’avais jusque là jamais eu l’opportunité de lire cet auteur et je n’ai pour le coup pas été déçue. Si certaines descriptions peuvent s’encombrer de termes techniques, l’ambiance est définitivement au rendez-vous et la plupart des ajouts apportés au film sont très bons. Si je ne savais pas véritablement dans quoi je m’embarquais en entament ma lecture, j’ai pu être très agréablement surprise. Pour les, disons, deux-tiers du livre, ma lecture a été une très bonne expérience, bien meilleure que prévue. Il a toutefois fallut que je bute sur certains passages – deux éléments, en particuliers, qui, bien que légers en comparaison du reste, ont su refroidir mon enthousiasme.

Concernant les personnages : ils sont bien représentés, et ce que j’avais pu reprocher au film est ici « rectifié », aidant à améliorer certains passages.

Pour mon plus grand plaisir, j’y ai trouvé un travail solide sur les personnages et leurs interactions. Si, dans le film, nous comprenons que Chewie aime bien Rey, par exemple, tout est ici amplifié, ce qui est on ne peut plus adorable. Dans la même veine, C3-PO passe beaucoup de temps à veiller sur un R2-D2 en veille, lui parlant très régulièrement. L’affection des personnages et droïdes, les uns pour les autres, est touchant et donne plus de couches et de caractère aux personnes en question. Tout est plus vivant, fait plus tridimensionnel et réel.

Ainsi, la scène « problématique » du film où Leïa semble ignorer Chewie pour prendre Rey dans ses bras est changée : le wookie emmène Finn à l’infirmerie, ce qui laisse aux deux femmes l’occasion de se rencontrer sans froisser quiconque. Ce n’est peut être pas une « grande affaire », mais il est toujours agréable de découvrir ce genre de détails, du moins dans mon expérience. Autre gros point positif, parmi les scènes décrites plus en profondeur, un ajout : une image de plus dans les visions de Rey, le combat de Vader et Luke, sur Cloud City. De plus, la façon dont les scènes s’enchaînent peut laisser penser que ce que nous voyons des Knights of Ren a lieu juste après la confrontation de Ben et de Luke, et donc avant qu’il ne s’extirpe des restes de la hutte, ce qui, au niveau de la chronologie, pourrait changer un bon nombre de points ou de spéculations !

Au contraire, certaines images plutôt iconiques n’ont, malheureusement, pas été gardées – peut-être des ajouts tardifs au script ? Dans la même veine, certains ajouts ont pu dégrader, à mon goût, quelques passages. Par exemple, le discours du général Hux, allongé, perd de sa saveur, ce qui le rend moins iconique. Aussi, le fameux « That’s not how the Force works » passe pour bien plus lasse et fatigué que l’exclamation vigoureuse à laquelle nous avons eu droit, dans un premier temps. Ces deux exemples font partis des petits détails que j’ai pu moins apprécier – bien qu’il y ait, malheureusement, et comme je l’ai déjà annoncé, un passage qui me froisse tout particulièrement.

Pour finalement mettre les pieds dans le plat et annoncer la couleur ; la scène « problématique ». Il fallait bien évidemment que le climax ou presque de l’œuvre me fasse grimacer, après une lecture jusque là très agréable et parfaitement plaisante. Nous retrouvons donc Han, puis Kylo, sur le pont, pour cette fameuse scène. N’ayant pas de raisons d’appréhender ce passage, j’étais juste curieuse quant à la façon dont le tout serait raconté. Qu’elle n’a pas été ma surprise de constater que le contrebandier « au cœur d’or », en posant les bombes, ne songe pas une seule fois à la potentielle mort de son fils sur place, s’il ne fait rien. Car oui, ce dernier aperçoit son fils, et hésite, avant de se souvenir des mots qu’il a échangé avec Leïa. Il n’envisage pas une seule seconde qu’il est de son devoir de faire évacuer son fils, ou que sais-je. Ce manquement m’a particulièrement perturbé, comme vous pouvez le voir ! Mais ce n’est bien sûr pas tout, vu que, moins d’une page plus tard, on en rajoute une couche. Nous avons donc un Kylo vulnérable et tourmenté, qui demande de l’aide (ou peut-être un sacrifice, qui sait), que son père promet de lui offrir. Sabre-laser qui s’active, et, au lieu du geste de pardon du film, nous avons droit aux pensées d’Han, qui se dit alors que son fils est perdu, qu’il n’est qu’une « créature », indéniablement mauvais. La mascarade dure encore quelques lignes, avant que cet « irréparable vilain de fils » ne tombe à genoux, sous le choc. Nous avons entre deux la pour le moins poignante réaction de Leïa, qui ressent physiquement la mort de son mari, avant de revenir sur Starkiller, avec le tir de Chewbacca. La façon dont il est décrit ne prend aucun compte de l’épaisseur du personnage, de ce que le premier séquel puis sa suite nous montre. Il le dit ainsi lui-même, il ne haïssait pas son père ! Le changement, une seconde extrêmement sensible et doux, l’autre complètement diabolique, puis une attitude de choc et de douleur, presque de honte ? Le tout n’est pas cohérent et, à mon goût, sent trop l’image du « wannabe Vader » que beaucoup de fans espéraient trouver. Je ne parviens toujours pas à pardonner cet élément, à vrai dire, même avec du recul. Savoir que des mesures différentes ont été prises pour l’écriture de la novélisation de The Last Jedi ne m’aide qu’à peine à relativiser. Il s’agit vraiment de morceaux qui m’ont dérangé au plus haut point, les passages ayant même tendance à se contredire eux-mêmes. Le sacrifice d’Han est un élément qui m’a beaucoup touché, le voir bafoué de la sorte n’a pas pu me faire plaisir. La façon dont il n’exprime, autrement que dans les dialogues, pas ses sentiments pour son propre fils est étrange, ne colle pas avec un homme généreux, bon et loyal, ayant connu la solitude et les trahisons. Enfin je m’égare – je me demande comment seront traités les mêmes passages dans la version enfant, questionnement que je devrais encore garder quelques temps.

Avant de finir pour de bon, j’ai recueilli plusieurs passages que j’ai aimé, ou bien des détails intéressants. Il y en a un bon nombre, et si vous souhaitez garder tout cela pour votre propre lecture, je vous conseille de sauter cette partie. Les traductions, bien qu’imparfaites, sont de moi.

Le livre s’ouvre tout d’abord sur le « Journal of the Whills, 7 :477 », ce qui n’a fait que renforcer une première bonne opinion :
« First comes the day / En premier vient le jour
Then comes the night. / Qui annonce la nuit,
After the darkness / Après l’obscurité
Shines through the light. / Perce la lumière.
The difference, they say, / La différence, disent-ils,
Is only made right / N’est seulement équilibrée
By the resolving of gray / Par l’adoption du gris
Through refined Jedi sight. / Dans la pensée Jedi purifiée. »

Finn à Poe, page 58 : « I don’t know your name. If you tell me it’s RS-736 or something like that, I’m going to be seriously confused. » / « Je ne connais pas ton nom. Si tu me dis que c’est RS-736 ou quelque chose comme ça, je vais être sérieusement perdu. »

Hux, page 60 : « Ren had access to a great many aspects of knowledge from which ordinary mortals like himself were excluded, Hux knew. » / « Hux savait que Ren avait accès à un bon nombre de connaissances dont les personnes ordinaires comme lui-même étaient exclues »

Hux, à lui-même, à propos de la recherche des supposés restes de Finn et Poe, page 66 : « “Biological traces are acceptable,” Hux murmured, “but a couple of skulls would be better.” » / « Des traces biologiques sont acceptables, Hux murmura, mais quelques crânes seraient mieux. »

Hux, une fois de plus seul, page 72 : « When he thought about it, Hux mused, the fact that FN-2187 came across as mind-numbingly ordinary was more unsettling than if his history had been full of semi-traitorous rants and near psychotic episodes. » / « Quand il y en pensa, le fait que FN-2187 apparaisse comme particulièrement ordinaire était plus déroutant que si son passé avait été rempli de plaintes quasi traîtresses et d’épisodes presque psychotiques »

Kylo Ren, à Mitaka, page 102 : « Look at it, Lieutenant. So much beauty among so much turmoil. In a way, we are but an infinitely smaller reflection of the same conflict. It is the task of the First Order to remove the disorder from our own existence, so that civilization may be returned to the stability that promotes progress. A stability that existed under the Empire, was reduced to anarchy by the Rebellion, was inherited in turn by the so-called Republic, and will be restored by us. Future historians will look upon this as the time when a strong hand brought the rule of law back to civilization. » / « Regardez, lieutenant. Une telle beauté au milieu de tant de tourments. Quelque part, nous sommes une infime réflexion du même conflit. C’est la tâche du Premier Ordre que de supprimer le désordre de notre propre existence, pour que la civilisation puisse retourner à la stabilité qui encourage le progrès. Une stabilité qui existait sous l’Empire, et que nous restaurerons. Les futurs historiens regarderont ces instants comme le moment où une main forte a ramené l’autorité de la loi à la civilisation. »

Han, à lui-même, page 126 : « Just stay calm and collected and baffle them with space dust. » / « Reste calme et posé et mystifie-les avec de la poussière d’étoile »

C3-PO, à un R2-D2 inactif, pages 154-155 : « I’ve never needed your help more than now – Artoo », « What would your advice be? No doubt you’d have an opinion about sending a general alert to all our associate droids, in the hope that one of them might encounter Beebee-Ate or his ident signal. » et « Why, that’s brilliant! I will do just that. Artoo, you’re a genius! ». / « Je n’ai jamais eu plus besoin de ton aide que maintenant – R2 », « Quel serait ton conseil ? Je ne doute pas que tu aurais dans l’idée d’envoyer une alerte généralisée à tous nos droïdes affiliés, dans l’espoir que l’un d’entre eux pourrait rencontrer BB-8 ou son signal d’identification. » « Mais c’est brillant ! Je vais faire juste ça ! R2, tu es un génie ! »

Poe et le blarina, page 166 : « Oh joy, oh pleasurable delight ! […] Saved by a madman! » / « Oh joie, oh agréable délice ! […] Etre sauvé par un fou !  »

Point de vue de Rey, page 203 : «  Without the slightest hesitation, the cloaked figure of Kylo Ren emerged and strode forward to join the  battle. A stunned Rey could only track him with her eyes. She had seen this man before, in a daydream. In a nightmare. » / « Sans la moindre hésitation, la figure masquée de Kylo Ren émergea et se dirigea en avant pour rejoindre la bataille. Rey, abasourdie, ne pouvait que le suivre des yeux. Elle avait vu cet homme avant, dans un rêve éveillé. Dans un cauchemar. »

Kylo et Snoke, devant Hux, page 237 : «  The Supreme Leader’s voice was flat. “You have compassion for her.”
“No – never. Compassion ? For an enemy of the Order?”
“I perceive the problem”, Snoke intoned. “It isn’t her strength that is making you fail. It’s your weakness.” » / « La voix du Suprême Leader était plate :
“Tu as de la compassion pour elle.
–  Non – jamais. De la compassion ? Pour un ennemi de l’Ordre ? 
– Je perçois le problème, entonna Snoke. Ce n’est pas sa force qui te fait échouer. C’est ta faiblesse.” »

Hux, pages 263 et 264 : «  “Blow the damn door!” Hux shouted. “Tell them to get in there!” » et « Hurry. In the name of the Order, hurry. » / « Faites explosez cette foutue porte, cria Hux. Dites-leur d’y entrer ! » «Dépêchez-vous. Au nom de l’Ordre, dépêchez-vous ! »

Kylo Ren face à Rey, sur Starkiller, page 289 : « It is you » « His words unsettled her: Not for the first time, he seemed to know more about her than she did about herself. » / « C’est toi » « Ses mots l’inquiétèrent : une fois de plus, il semblait en savoir plus à propos d’elle qu’elle-même. »

Page 291 : « I could kill you right now. But there is another way » « “No. You need a teacher.” He was beseeching and insistent all at once. » / « Je pourrais te tuer tout de suite. Mais il y a une autre façon. » « “Non. Tu as besoin d’un professeur.” Il était implorant et insistant tout à la fois. »

Rey, page 292 : «  She had to make a decision, now. Kill him, a voice inside her head said. It was amorphous, unidentifiable, raw. Pure vengeful emotion. So easy, she told herself. So quick. She recoiled from it. From the dark side. » /  « Elle devait prendre une décision, maintenant. Tue-le, disait une voix dans sa tête. Elle était amorphe, inidentifiable, âpre.  Une émotion purement vengeresse. Tellement facile. Si rapide. Elle se retourna contre cette voix. Contre le côté obscur. »

Hux, Page 292 : « Utilizing the tiny position sensor emplaced in Ren’s belt, Hux had tracked him to this spot. He would have taken Rey and Finn, as well, if not for the command that had been issued by the Supreme Leader. That took precedence over everything. There was simply no time left. The two renegades were going to die here anyway, he told himself as he followed the troopers carrying Ren into the nearby shuttle. » / « En utilisant le petit capteur de position placé dans la ceinture de Ren, Hux l’avait suivi jusqu’à cet endroit. Il aurait bien prit Rey et Finn aussi, si le commandement n’avait pas été donné par le Suprême Leader. Cela avait préséance sur tout. Il n’y avait simplement plus de temps. Les deux renégats allaient mourir ici de toute façon, se disait-il comme il suivait les soldats portant Ren dans le vaisseau à côté. »

Rey, page 300 : « Occasionally she would pause to catch her breath and to look back. Each time, Chewbacca would wave. Had he been equipped to do so, R2-D2 would have done likewise. » / « De temps en temps, elle faisait une pause pour récupérer sa respiration et regarder en arrière. A chaque fois, Chewbacca lui faisait un signe. S’il avait été équipé pour ce faire, R2-D2 en aurait fait de même. »

Ma sélection a en effet été conséquente, et c’est bien pour dire : il y a véritables perles, et je n’ai pas tout cité. Il en reste encore, parfois des pages entières ! J’aime beaucoup l’humour et la tendresse que peut prendre ce livre, et l’écriture est fluide et agréable. C’est globalement une plaisante lecture : pas parfaite, non, comme vous avez pu le constater, mais je m’attendais à vrai dire à bien pire. Ce sera donc pour moi un 3,5/5, en raison des deux passages m’ayant froissé – j’ai en effet extrêmement de mal à passer à autre chose, pour le coup. Ce n’est malgré tout pas une mauvaise note, et, a peu de choses près, le tout aurait pu monter bien plus haut.

J’espère que cet article vous aura plu, et bravo si vous avez lu mon article en entier, vous avez du mérite ! Etes-vous intéressé par la lecture de ce livre ? Ou, si vous l’avez lu, qu’en avez-vous pensé ?

Star Wars – Séquels : Rey, Kylo et leur dynamique

A

Ne perdant pas mes bonnes habitudes, me revoilà pour un nouvel article sur les séquels Star Wars. Le thème de ce mois-ci sera, en quelque sorte, une défense et réflexion sur les thèmes et sujets que soulèvent Rey et Kylo Ren, ainsi que leur dynamique. J’ai déjà pu exprimer, par le passé, certains points sur un questionnement similaire, bien que je n’ai jamais encore eu l’opportunité d’approfondir pour de bon ma réflexion.
Si vous n’êtes pas familier avec les arguments des détracteurs du pairage / ou même des personnages, je vous conseille une lecture rapide de mes précédents articles sur les séquels. Je souhaite me répéter le moins possible, en poussant davantage mon raisonnement. Attention si vous n’avez pas eu le loisir de voir un des deux films en question, il y aura très certainement des spoilers, que je le veuille ou non. Certains jugent le personnage de Rey trop fort, digne d’une Marie Sue (une opinion que, vous le savez, je suis loin de partager), quand pour Kylo Ren, il a été vivement critiqué (pas à la hauteur de Vader, pas suffisamment badass / mauvais, un vilain trop nuancé / jeune). Leur dynamique ne l’est pas moins : très régulièrement qualifiée d’abusive, quand elle n’est pas jugée inintéressante ou raciste / homophobe (ne me demandez pas pourquoi, je peine à comprendre le raisonnement utilisé).

Ainsi, beaucoup oublient que, malgré de flagrantes différences, les deux personnages se voient en égaux. Pourtant, l’un est de sang royal, l’autre n’étant qu’une ferrailleuse, ne possédant qu’un nom qu’elle s’est choisie ou presque – il est injuste de la dire esclave, cette dernière n’appartenant véritablement à personne.

Pour arriver à cette étape, il faut bien sûr se remémorer leurs interactions dans The Force Awakens. Rey lui tire dessus à vue, Kylo prenant ensuite le parti de l’immobiliser pour ne pas avoir à renvoyer toutes ses attaques. Il choisit ensuite de ne pas lui faire de mal en l’endormant, puis de la porter dans ses bras jusqu’à son vaisseau où il l’emporte. L’interrogation est cependant légèrement plus violente : lire dans l’esprit de quelqu’un n’est pas ce qu’il y a de plus agréable, en tout cas pas quand on tâche d’y résister. Malgré tout, Rey se défend et lui rend la pareille : elle aussi apprend ses peurs et insécurités. Leur dynamique est fondée sur la réciprocité, l’équilibre. Si le mouvement peut mettre du temps à se mettre en place (si Kylo est dès les commencements curieux et plus doux avec elle, Rey se montre une féroce adversaire, avant de finir par s’adoucir en sa présence).

L’un est supposé appartenir au côté obscur, l’autre au côté lumineux. Les films se font pourtant un devoir de nous présenter un Kylo silencieux et concentré, face à une Rey presque sauvage, se battant sans pitié, ayant recourt à des cris et à tout les coups pour s’assurer la victoire. La jeune femme utilise définitivement aussi le côté obscur de la Force pour se battre. Ce qui veut bien dire que, s’ils sont véritablement égaux, Kylo est toujours attiré par la lumière – ce que lui comme Snoke se font un plaisir de nous révéler.

Le déséquilibre qui restait, d’ordre, disons, de puissance, est rapidement annulé. La jeune femme est une naturelle, a de l’instinct et apprend vite. Dans The Last Jedi, ce qu’elle apprend de Kylo (tous ses mouvements, dans le film, sont tirés de lui) les met sur un pied d’égalité parfait, son importance dans la résistance la rapprochant de son rang à lui.
La dynamique se veut donc égalitaire, les réunissant plus que les montant l’un contre l’autre. Si Rey a, en quelque sorte, gagné la première manche, les circonstances étaient de son côté, pour rattraper des compétences moins élevées. Le climax du huitième film met en évidence, en plus de l’ambivalence des personnages, des forces égales.

Si une telle dynamique n’est pas habituelle à l’écran comme sur les médias, disons, traditionnels, j’apprécie sa profondeur et ses différentes couches. Les séquels vont plus loin pour nous proposer des personnages complets et complexes, leurs figures féminines ne faisant pas exception. Là où Padmé, bien qu’avec des idéaux, était prête à tout abandonner par amour pour Anakin, Rey reste fidèle à elle-même. Elle se trouve incapable de tout laisser derrière elle, d’abandonner ses amis. Dans la saga, c’est un comportement plus masculin : avec Obi-wan, Anakin, Luke et même Han. Elle va aussi plus loin que le personnage de Leïa, qui reste somme toute aveuglé par sa colère et refusera toujours de considérer Anakin comme un membre de sa famille, reniant totalement cette part d’elle. Elle n’essaie pas de prendre du recul sur la question, se montre absolue. L’ancienne ferrailleuse, elle, lève le voile sur la création de Kylo Ren, comprend. Elle va plus loin que les précédents personnages féminins, reste aussi dans leur continuité. C’est une femme forte et décidée, qui sait se battre, mais aussi aimer et défendre. Ces notions, qui ne sont pas toujours attribuées à des figures féminines, sont dans la saga très importantes. Il y a tout un travail d’inversion, que je trouve intéressant et très bien mené.

On peut ainsi noter que les deux personnages changent, ne renvoient pas la même image qu’ils soient séparés ou réunis. Kylo est craint et n’hésite pas à faire appel à la violence, quand Rey est vue comme bienveillante et amicale. Elle pardonne et protège, se montre loyale. Ce qui ne les empêche pas de changer radicalement en présence de l’autre. Le Chevalier est compréhensif, cherche à la connaître, ne veut pas lui faire de mal. Rey, au contraire, n’a qu’une idée en tête depuis leur rencontre sur Takodana, le tuer. Sans le connaître, sans savoir qui il peut bien être. Ce qu’on pourrait penser d’eux s’inverse, la « gentille » ayant un comportement absolu et négatif, quand ce que l’on nous a présenté comme le « vilain » a de la compassion et sait faire preuve d’humanité.

Ici, pas de « princesse en détresse ». Comme ses prédécesseurs, Padmé et Leïa, Rey n’a pas à être sauvée. Au contraire, le seul personnage qui puisse sembler en mauvaise posture, auquel on propose de l’aide est Kylo. Il s’agit de la personne à sauver, à ramener à la maison. D’apparence et de statut princier, et bien qu’il soit plutôt actif ans la première moitié du VII, il est aussi présenté en train d’attendre, donc passif. Il attend de retrouver la carte qui mène à Luke, dans l’expectative d’en finir avec ce dernier. L’ancienne ferrailleuse, elle, avait été tout d’abord montrée comme passive, pour de bon dans l’attente. Mais l’action la rattrape et elle embrasse cette nouvelle vie sans se retourner, entre dans un combat, celui de la résistance. Son histoire reprend des codes plus masculins : un jeune homme devenant écuyer, puis enfin, chevalier, malgré une naissance basse ou hasardeuse, peu claire. Au fil des films, Kylo devient un prisonnier, un pion issu d’une importante lignée et manipulé, gardé par une figure masculine monstrueuse et toxique. Les codes sont donc une fois de plus inversés, ce que les différents thèmes de recommencement et de la saga en général font bien ressentir.

Anidala, le nom de pairage d’Anakin et de Padmé, le couple originel, pourrait bien directement inspirer la dynamique que nous voyons naître. A nouveau, Kylo endosse l’image plus féminine de Padmé. Ce dernier sait se battre, oui, mais a un rôle plus politique. A l’inverse, Rey n’est « personne », ne vient de « nul part ». Une enfant forcée au travail sur une planète sableuse, les ressemblances avec le futur Vader n’en finissant pas. La jeune femme devient plus ou moins un chevalier Jedi, un début de romance interdite voyant le jour. Leur dynamique a bien sûr ses propres caractéristiques, mais il est toujours intéressant de regarder ce qui a déjà été fait, par le passé. Personne ne le répétera assez mais, de la volonté de Georges Lucas, Star Wars rime, se répète et se répond.

The Last Jedi fait de son mieux pour mettre encore et encore en évidence leur statut d’égaux. Les codes et rôles, une fois subvertis, sont abandonnés pour en créer de nouveaux. Tout le contexte change, offrant des développements plus ou moins attendus quant à leurs interactions.
Dans cette optique, en en apprenant plus sur Kylo, nous apprenons qu’il a, lui aussi, connu la solitude et l’abandon. Définitivement mit de côté par ses parents, puis trahit par Luke (qu’importe les points de vue, son oncle a tout de même sérieusement envisagé son assassinat), il n’a fait que suivre l’option qui se présentait : retrouver l’entité, l’homme qui cherche à le rallier à sa cause depuis des années. Après avoir manqué de mourir de la main de sa famille, n’ayant personne d’autre vers qui se tourner, le jeune homme qu’il était alors n’avait que peu de solutions. Cela n’empêche pas qu’il a participé à de la destruction et à beaucoup de morts, oui, mais donne un nouvel éclairage sur sa personne et ses réactions.

Dans ce huitième film, donc, les deux personnages apprennent à se connaître, partagent des moments. Si Kylo est dès le début plus calme et attentif, curieux quand à celle qu’il considère déjà comme une égale, Rey doit évoluer pour parvenir à ce point. Ce n’est pas du tout ce à quoi on pourrait s’attendre : l’utilisatrice de la Force lui a tailladé le visage et une partie du torse, l’a presque laissé pour mort dans la neige, sur une planète en train de s’effondrer. On pouvait donc attendre un peu de colère, voir une envie de vengeance. Or, The Last Jedi nous montre une toute autre chose. Le Chevalier semble presque heureux de la revoir, ne lui reproche rien. La jeune femme, elle, est bien plus méfiante et agressive. Il lui faut du temps pour accepter la vérité, et finalement se tourner vers lui. La scène dans la hutte, sur Ahch-To, est intéressante car, après plusieurs conversations plus ou moins houleuses ou tendues, ils laissent tout les deux tomber leurs défenses, acceptent de se montrer vulnérables, font chacun un pas vers l’autre. Et c’est grâce à cette réciprocité que la scène se conclue sur un rapprochement, avec une presque promesse : « You’re not alone. – Neither are you. ». Nous connaissons la suite, Rey se rendant jusqu’au vaisseau de Snoke, seule, pour retrouver l’apprenti de ce dernier. Malgré quelques hésitations, ils sont indéniablement proches. Le geste de l’ancienne ferrailleuse n’est pas anodin, elle joue jusqu’à sa vie, et même bien plus, met le futur de la résistance en péril. Kylo ne peut qu’être une personne en qui elle croit, la vision qu’ils ont partagée, plus tôt, les poussant une fois de plus l’un vers l’autre.

Ils deviennent donc alliés, faisant complètement fit de leurs appartenances respectives, et se battent contre des ennemis communs. Leurs positions, côtes à côtes puis dos-à-dos, dénote d’une certaine aise. Ils n’hésitent pas à s’interrompre pour aider l’autre, ou simplement pour vérifier qu’ils s’en sortent tout deux. Chacun a en main le sabre de l’autre dans la séquence, une activité qui, dans les Legends, pouvait être reliée à une profonde confiance et complémentarité. Ce mot n’est pas gratuit, Kylo et Rey ayant été décrit comme les deux morceaux d’un même protagoniste.

Je ne comptais d’abord pas en parler, mais, ayant beaucoup vu cette idée, qui me semble incorrecte, je tenais à faire un petit détour par ce point. Certains pensent que leur connexion est terminée. Or, si Snoke est bien mort, une nouvelle scène de force-bond a lieu. Ce qui implique qu’il y en aura d’autres, dans le futur. Ensuite, ce n’est pas parce que Rey choisi une fois de plus de s’éloigner que tout est définitivement terminé entre les deux personnages. Il y a au contraire une progression. La jeune femme réfléchit avant de fermer la porte, ils échangent un regard, et bien plus.

A la fin du premier film des séquels, Kylo était blessé et malheureux. La simplification est peut-être brutale mais n’en reste pas moins efficace. Rey se portait plutôt bien, tout un futur s’ouvrait à elle, elle se trouvait même des amis, sinon une seconde famille. La fin du film VIII ne diffère pas sur un point : oui, Kylo est une fois de plus malheureux, mais, petite nouveauté : cette fois, il n’est pas seul. Quoi qu’elle tâche de le cacher, la jeune femme est désemparée, a quelque peu perdu espoir. Elle se trouve elle aussi triste, ce qui démontre une évolution. Là où elle le fuyait ou essayait de le tuer, elle repense ici à Kylo. Ils doivent partager quelque chose, leurs instants ensembles changeant la donne pour elle, tout comme cette vision qui l’a fait tout abandonner pour lui.

Un autre élément que je trouve intéressant : ils sont tout les deux, à un moment ou à un autre, tentés, et victimes, d’une envie d’absolu. Dans The Force Awakens, j’avais tendance à avoir de la compassion pour Kylo. Ce dernier était en piteux état, ayant pourtant laissé Rey indemne ou presque, ne la blessant pour ainsi dire pas. La ferrailleuse était quant à elle portée par la colère et la haine, visait dans un premier temps pour tuer. Elle se trouvait dans l’absolu, la situation ne parvenant pas à se résoudre convenablement pour les deux partis. Dans ce dernier film, la situation est inversée. Cette fois, c’est Kylo qui est absolu. Bien qu’il essaie de l’inclure dans sa vie, et rejette même ce qu’il connait actuellement, il demande trop. Il veut tout abandonner, tout laisser mourir. Les réactions de Rey à sa proposition sont parlantes : elle pleure, tâche de le détourner de cette voie, qu’elle ne peut suivre. Les deux protagonistes sont prit dans des mouvements qu’ils ne parviennent pas à concilier, étant, chacun leur tour, trop absolu. S’ils veulent partager davantage, il leur faudra des compromis, en étant plus conciliant.

Pour revenir à mon sujet, c’est-à-dire au caractère novateur de leur dynamique, j’apprécie les messages qu’ils renvoient, individuellement comme ensemble. Le plus évident, peut-être, est celui que porte Rey. Pas besoin de venir de quelque part pour changer les choses ou même devenir une personne importante. Comme Han, cette jeune femme seule, inconnue, se fait un nom, par son mérite et ses actions.

Dans un mouvement presque contraire, Kylo peut être un beau message d’espoir. Après tout, il n’a pas été nommé Ben pour rien. Dernier espoir de Rey, à la fin du film, son message, bien que torturé, est positif : Qu’importe les abus et la souffrance, personne ne mérite d’être seul. Les erreurs ne font pas de nous des monstres, on peut toujours se racheter, les secondes chances sont là pour ça.
Ensemble, ils incarnent, à mon avis, un tout. Je ne tiens pas à répéter ce qui a déjà été dit, mais ils se sont tout de même trouvés. Et, quoi qu’on en dise, les mots de Kylo sont impactant, brutes mais beaux : « You had no place in this story. You come from nothing. You’re nothing, but not to me. ». Tout est dit, en si peu de mots. La litote est forte chez lui ! Il ne s’intéresse pas à son passé, à son manque de nom ou de famille, il n’y a qu’elle. Ils ont de la compassion l’un pour l’autre, se comprennent, en un sens. Et, que l’on ait trop à porter sur ses épaules ou pas assez, qui que l’on soit, quelqu’un est là pour nous. C’est un très beau message, qu’une saga comme Star Wars ne peut qu’encourager. Pour Georges Lucas, tout retombe sur ce sujet : l’amour.

Vous le savez plus que certainement, mais le personnage de Kylo Ren me fascine – tout comme celui de Rey, bien sûr, mais là n’est pas la question. C’est une figure masculine puissante, forte – dans The Force Awakens presque toxique, non-contrôlée. Or, The Last Jedi nous as offert une tout autre facette. Déjà, dans la novélisation pour adulte du VII, le Chevalier étant décrit comme véritablement à bout de nerfs, ce qui explique davantage ses crises de violences. Ce que l’on apprend ensuite sur sa vie aide une fois de plus à la comprendre, mais, quoi qu’il en soit, il reste profondément en phase avec ses émotions. Sensible et émotif, il ne cache pas ses larmes, sa vulnérabilité ou son déchirement. Contrairement à Poe, d’ailleurs, il écoute et respecte la parole des autres. Il met en place, avec Rey, une communication efficace, ne la coupe pas, reste extrêmement posé et calme dans des contextes pas véritablement favorables. Assumer ses émotions et privilégier le dialogue ne sont pas des actions que les médias nous ont habitués à voir, dans des personnages masculins, ce qui ne donne que plus de prix au personnage. Indéniablement complexe, il reste bien plus que ce qu’on a pu voir en lui (un enfant, ou bien un homme violent et dangereux).

Pour finir, je me base sur les deux trilogies qui ont précédés. Ce couple est ainsi novateur parce qu’il met ses deux parties sur le même plan. Dans les préquels, le couple que formait Anakin et Padmé était déséquilibré. S’il y avait, comme à chaque fois ou presque, une différence d’âge, ils restaient tout les deux relativement jeunes, et se révélaient dangereusement co-dépendant. Padmé en vient à mettre ses valeurs de côté, est prête à pardonner la destruction de toutes ses convictions, l’anéantissement de ses efforts. Cette romance ne peut que mal finir, et c’est, sans surprise, ce qui arrive.
Avec Han et Leïa, la dynamique est toute autre. Il y a d’évidents problèmes de communications, et, les deux personnages étant de fortes têtes, leur relation est explosive. Han flirt ouvertement quand Leïa passe davantage de temps à chercher la confrontation. Je ne mets pas en doutes leurs sentiments, et, avec le passif d’Han et le contexte de guerre dans lequel ils se sont rencontrés et les responsabilités qui pesaient sur chacun d’eux, ils ont certainement fait de leur mieux.

Enfin, ici, avec Kylo et Rey, nous avons une romance qui prend le temps de s’installer : pas d’amour au premier regard, enfin pas pour les deux, et pas de mariage dès le deuxième film, mais une véritable évolution. Ils passent d’ennemis déclarés à des amis et alliés, apprennent vraiment à se connaître. Ils s’écoutent, font à leur rythme des compromis, et se respectent. Je ne dis pas que leur couple est parfait, il n’est pour l’heure même pas actualisé. Et si les personnages ont chacun leurs problèmes, qui peuvent ou non influer sur leur dynamique, cette dernière reste très intéressante et riche. D’ailleurs, après deux histoires plutôt tragiques – sans compter Rogue One ou les autres A Star Wars Story, finir sur une note plus positive serait une bonne chose, non ?

Mon article touche à sa fin. Je me suis une fois de plus laissée emporter, et, je ne pensais à vrai dire pas m’étendre à ce point. J’espère être parvenue à souligner quelques sujets intéressants, en attendant notre prochain rendez-vous mensuel, n’hésitez pas à me dire ce que vous pensez de tout cela en commentaire !

Revue – Solo, a Star Wars story (spoilers)

A

Comme le titre l’indique, je me suis aujourd’hui décidée pour une revue sur le dernier film Star Wars en date : Solo ! Je pense ne surprendre personne en disant qu’il a une nouvelle fois été question de scandales et de réactions, disons, disproportionnées. Si Harrison Ford restera bien sûr la première version du personnage, il ne pouvait pas reprendre ce rôle. Ce dernier a finalement été donné à Alden Ehrenreich, amplifiant la polémique : beaucoup n’envisageaient visiblement pas un nouveau chapitre à la vie du contrebandier, et se sont donc montrés très tatillons sur le sujet. Entre des fans que le casting ne convainquait pas et des promesses de boycott, les problèmes que la réalisation du film a connus, en interne, n’ont vraiment pas aidés. Tâchant de rester mesurée, je n’étais à vrai dire pas non plus particulièrement emballée par le film à venir. Je ne m’y opposais toutefois pas, avais encore la curiosité de me pencher sur son cas, le temps venu. Mais, avec la sortie du premier trailer, je me suis retrouvée vraiment emballée, pressée de voir le résultat. Oui, l’acteur principal n’est pas la copie conforme d’Harrison, mais qui pourrait l’être ? Cela est aussi loin de vouloir dire que l’heureux élu joue mal. Petite parenthèse en passant : si le personnage d’Han Solo vous tient à cœur, fuyez la version française, qui porte véritablement préjudice à la qualité du jeu d’acteur. Ce dernier, sans entrer tout de suite dans les détails, est loin d’être mauvais.

Enfin, vous avez certainement entendu parler de la déception qu’il représente, pour l’heure, au box office et de nombreuses critiques qu’il suscite. Je trouve pour le coup bon de rappeler qu’il en a été de même pour The Last Jedi, sinon pire. Il y a aussi une question que j’essaie de me poser, depuis le huitième film de la saga. S’agit-il d’un bon film en soi ? Si ma réponse penche vers le positif, je la reformule alors en : est-ce un bon film Star Wars ? Les fans étant plus critiques encore que le public moyen, et certainement plus enclins à des réactions excessives, l’ajout à toute son importance. Ainsi, si j’ai, par exemple, bien apprécié Rogue One, il est loin de s’agir de mon film préféré de l’univers. C’est un bon film Star Wars, mais un film qui a des défauts.
Il est certainement plus que temps de tomber dans le vif du sujet. Je propose, comme à mon habitude, de m’appuyer sur plusieurs points qui, pour moi, sont des indices non-négligeables sur la qualité d’un produit visuel. Je tiens à le rappeler, cet article va bien évidemment contenir des spoilers, fuyez si vous n’avez pas encore eu le loisir de voir ce film, mais surtout aller le voir, d’une façon ou d’une autre, et forgez-vous votre propre avis. C’est toujours ce qu’il y a de plus important et de plus judicieux à faire. Nous avons tous des sensibilités différentes et un film détesté peut nous apporter beaucoup.
Un dernier point : ce film s’inscrit en quatrième position dans la timeline Star Wars en ordre de film. Il se situe en effet après les préquels, mais aussi après la série animée Clones Wars, qui annonce déjà le retour d’un personnage que nous retrouvons ici. Les événements et conséquences de The Phantom Menace sont donc à prendre en compte.

Je commencerais plus qu’arbitrairement par la bande-son (histoire de ne pas divulguer trop tôt d’informations importantes, dirons-nous) ! Individuellement, j’ai trouvé plusieurs morceaux vraiment magnifiques, même si j’ai pu regretter que le thème d’Enfys, par exemple, ne collait pas toujours parfaitement aux scènes – à mon goût – étant peut-être trop grandiloquent par rapport au reste. Je regrette aussi que la plupart ne se fasse pas remarquer : elles restent peu marquantes. J’ai malgré tout apprécié la scène de retrouvailles avec Qi’ra, sur le yacht de l’Aube Ecarlate. Si elle n’est pas sans rappeler la trilogie originale, j’ai aimé les efforts apportés et le produit fini.
Concernant l’esthétique du film, la qualité visuelle est au rendez-vous et j’ai beaucoup apprécié l’effort pour faire du « vintage ». Nous ne retrouvons pas la même galaxie que dans les séquels par exemple et les jeux de couleurs entre les nuances de bleu-noir et de marron-doré sont appréciables, donnent une véritable identité visuelle au film. Il y a aussi de très belles images, entre autre pendant le Kessel Run.

Solo ne se compose bien sûr pas que de ça et le plus important reste ce qu’il a à dire. Forte de deux visionnages, je trouve le film cohérent et bien rythmé. Les scènes ne sont pas trop rapides, ni trop longues. Il n’y a vraiment qu’un moment que j’ai moins apprécié : la scène de la cape room entre Han et Qi’ra. Si leur romance, jeunes, est crédible et ne m’a pas dérangée, le côté trop léger peut-être du moment m’a semblé inadéquat. D’un autre côté, j’ai conscience qu’il fallait bien mettre un dilemme en place pour Qi’ra : elle a changé, dit qu’elle n’est plus tout à fait la même, se laisse toutefois emporter par l’instant, vole quelques minutes au passé. Il faut aussi piéger l’audience, pour que les derniers instants du film ne soient pas trop prévisibles. Cela ne m’empêche bien sûr pas de regretter quelques minutes peut-être un peu niaises.

Malgré tout, il y avait quelques impondérables, des scènes que l’on s’attendait presque forcément à voir : entre autre qu’Han rencontre et libère Chewie, ses fameux dés, ses compétences de pilote comme le Kessel Run ou le moment où il gagne le Faulcon à Lando. Je n’imaginais pas pouvoir être véritablement surprise, de ce côté-là, ce qui a pourtant été le cas.
Il y a ainsi eu quelques éléments mythiques : on retrouve donc ses dés, son blaster, et un joli clin d’œil : un très bien placé « I have a good feeling about this ». Il y a aussi quelque chose qui touche davantage au personnage en lui-même, une explication sur son nom. Je dois dire que j’ai, comme beaucoup, été mitigée quant à l’anecdote. C’était un ajout comme un autre mais.. ça restait facile, peut-être trop ? L’idée de n’être personne est cependant un thème intéressant, reprit par les séquels et je ne peux finalement qu’apprécier sa mise en place ici. Cet homme qui n’avait personne et rien est finalement devenu un célèbre contrebandier, un général de la résistance, l’époux d’une princesse.. l’ami et le beau-frère d’une légende. L’ajout de ce thème m’a ainsi finalement satisfaite, parce qu’il est riche de sens et rend la destinée du personnage plus incroyable, plus impressionnante encore. Han gagne en richesse et en profondeur, ses actions prenant plus de sens. C’est une personne qui, dans le film, donne sa confiance, s’attache, reste loyal. Des notions qui, bien que fragilisées par les séquences finales, resteront fortes chez le contrebandier. L’annonce de son futur dans la résistance par Enfys m’a aussi fait sourire, c’était un beau détail.

Les moments forts du film sont bien exécutés et ne m’ont pas déplus : la fuite de Corellia, par exemple, comme sa rencontre avec Chewbacca et sa mission avec Beckett, ses retrouvailles avec Qi’ra, le Kessel Run et les confrontations finales qui en suivent sont de bons moments, où bien qu’il puisse se passer beaucoup de choses, l’histoire parvienne à rester lisible et claire.

Concernant mes légères prévisions, je ne m’attendais pas, par exemple, à ce que la scène du train, supposée au milieu et climax du film soit finalement si rapidement dépassée, les traitements des différentes images que nous avions pu voir lors de la promotion du film (avec les trailers, par exemple) changeant vraiment la donne. J’ai donc pu assister à de très bons retournements de situations, mais aussi à, comme toujours, des fausses pistes et clin d’œil de la part de Lucasfilm. Si vous vous souvenez du trailer de The Last Jedi, où Rey, sous la pluie, lève son sabre pour frapper quelqu’un, quand l’image a en vérité été jouée à l’envers (elle l’abaisse), la chose ne devrait pas être si surprenante. Le plan, très western, où Han approche sa main de son blaster a ainsi été désamorcé assez brutalement, la scène prenant un tout autre tour : les apparences peuvent être trompeuses, rien n’est tout blanc ou tout noir.
Dans la même veine, j’ai apprécié la diversité de personnages proposés. Ces derniers étaient intéressants et évoluaient une fois de plus sur les nuances de gris, un thème qui me tient à cœur et qui reprend justement certaines problématiques de The Last Jedi. J’ai aussi apprécié les différents personnages féminins : Val est ainsi forte mais humaine, et son sens des responsabilités m’a vraiment plu. L3, quant à elle, pouvait être agaçante en VF mais la VO me l’a rendu bien plus sympathique. J’ai plus qu’adoré sa relation avec Lando et ses interactions en général et, avec du recul, la phrase de 3PO concernant l’étrange façon de communiquer du Faulcon est un très beau détail ! Pour ce qui est de Qi’ra, mon avis est légèrement plus nuancé. La façon dont on nous la montre peut porter à confusion et j’ai toujours du mal à situer sa relation avec Dryden Vos. Présentée comme sa lieutenante et la seule à qui il fasse confiance, les scènes qu’ils partagent ont tendance à montrer une relation toxique, la jeune femme semblant parfois avoir peur de lui. Ce qui n’a pas pourtant l’air d’être le cas. Pas dans les scènes finales du film, en tout cas. J’imagine qu’il s’agit une nouvelle fois de points de vue et d’un subterfuge pour tromper le spectateur mais.. Je trouve que le rendu n’est peut-être pas assez tranché. Sinon, Enfys m’a littéralement subjuguée. Si je savais qu’il s’agissait d’une – jeune – femme, je ne l’imaginais pas être du « bon côté », finalement. Ayant été présentée comme un méchant sur le long terme, son arc dépassant celui de Solo, les révélations qu’elle a apporté ont fonctionné sur moi. Je n’ai qu’une chose à dire la concernant : je voudrais la voir d’avantage, en savoir plus sur sa vie et sur sa mère, dont elle semble avoir reprit le rôle – si ce n’est pas à l’écran, au moins en livres.

Concernant les personnages masculins, je n’ai pas non plus à me plaindre sur le sujet : Beckett est très bon et ne m’a pas déçue, et.. Lando est simplement parfait. Son casting m’avait semblé une très bonne idée et les premières images de promotion le concernant m’avaient données envie : le film a confirmé mon impression ! Sujet plus épineux peut-être pour finir : Han lui-même. Les premières scènes après sa fuite, en tant que soldat dans les rangs de l’Empire ont été très bien tournées. Aussi, lors des tout premiers plans, j’ai vu le Han de la trilogie originale. Alden Ehrenreich a réussi à reprendre un peu de ce qui rendait le personnage si charmant et, sur certaines scènes, j’ai vraiment retrouvé des expressions faciales d’Harrison Ford, ce qui a été une agréable surprise. La façon dont il est représenté est évidemment différente de sa première apparition dans la trilogie originale mais comment pourrait-il en être autrement ? Une dizaine d’années séparent les deux films et il s’agit vraiment d’éléments formateurs, de son initiation en tant que contrebandier. Son personnage est donc pour moi bien respecté : il est soit plus naïf et moins cynique mais il s’agit de la même personne, à différents moments. Comme le dit Qi’ra, quoi qu’il se dise lui-même, il fait parti des gentils. Plus tard connu pour son « cœur d’or », l’information ne dément donc pas avec ce que nous connaissons de lui. Et me voilà partie sur ce qui est certainement un des plus gros spoilers du film… Le retour de Maul ! Toute la salle a été choquée à cet instant, un grand vide suivant la révélation. Si je savais qu’il n’était pas mort après sa chute et une amputation assez conséquente de ses membres dans The Phantom Menace (il revient en effet dans les deux séries animées Clone Wars et Rebels), je ne m’attendais absolument pas à le revoir à l’écran. Le détail des membres métalliques et de l’ornement en arc-de-cercle sur son double-sabre sont plus qu’appréciables et le fait qu’il s’agisse du même acteur que dans les préquels est un bel ajout. Je n’imagine plus ne pas le revoir dans les prochains A Star Wars Story !
Pour clore ce chapitre, je dois avouer que les acteurs sont très bons et délivrent de très bonnes performances, leurs interactions m’ayant aussi beaucoup plu.

Je tenais aussi à souligner certains points que j’ai beaucoup aimés : la reprise de certains éléments Legends. Le monstre du Kessel Run n’a en effet pas été inventé pour le film et cette attention a fait plaisir à voir. Les « plus ou moins » 12 parsecs du Kessel Run ne font pas exception, tout comme l’aveu que la partie de sabacc où Han a gagné le Faulcon n’a pas tout à fait été à la loyale.
Les combats, que je ne m’attendais pas à trouver d’aussi bonne qualité ont été beaux à voir et j’ai aimé le travail derrière les chorégraphies. Le build-up concernant le Teräs Käsi n’a fait que me rendre plus curieuse (on notera que nous ne voyons dans un premier temps que les pans de la cape rouge que porte Qi’ra à ce moment) avant de finalement la voir en action avec un sabre, à la fin du film. Il s’agit d’un style de combat généralement utilisé par les personnes non-sensibles à la Force (les gardes prétoriens l’utiliseraient) bien qu’il y ait de fortes chances pour que Darth Maul lui-même en soit un adepte (c’était en tout cas le sujet de théories le concernant). Si, comme beaucoup, je ne m’attendais pas à voir de Maître Sith ou même de sabre laser dans le film, j’attendais tout de même un lien avec la force, un holocron Sith étant visible dans le yacht de Dryden Vos. Il nous est ainsi possible d’imaginer que, bien que Qi’ra ne soit à priori pas sensible à la Force, elle devienne la prochaine apprentie de Maul…

Pour conclure sur mes impressions et réflexions sur le film, un peu de généralité. En tant que tel, c’est un très bon film. Comme je l’ai précisé plus haut, il y a une distinction à faire entre un « film » et un « film Star Wars ». Et pour le coup, s’il est peut-être moins iconique que certains des films de la saga, c’est un très bon A Star Wars Story qui dépasse, à mon goût, Rogue One (même si je l’ai globalement aimé, le rythme est ici plus équilibré et mieux réparti, les personnages étant mieux introduits et moins fermés voir antipathiques).
Les nouvelles plutôt inquiétantes qui ont pu fuiter m’avaient fait craindre le pire et si j’étais définitivement curieuse et emballée par certains aspects du film, j’étais somme toute un peu inquiète. Au contraire, ce que j’ai vu tient ses promesses, et donne envie de voir plus. J’ai même bien envie de le voir une troisième fois en salle – c’est pour dire !

Et vous, qu’avez-vous pensé de ce film, si vous l’avez vu ?